Codes Camps Prep’ETNA : Un bon tremplin pour nos start-ups

Fin avril, Stéphane Quesnot, fondateur de Capital Santé, projet incubé depuis mars 2017 chez IONIS 361, a pris part à un Code Camp de la Prep’ETNA dédié au développement iOS et Mobile. L’objectif des Codes Camp est pour les étudiants de répondre aux défis proposés par différentes entreprises. Une opportunité qu’a su saisir Stéphane. Interview.

Pouvez-vous présenter Capital Santé ?
Stéphane Quesnot : Il s’agit d’une idée qui m’anime depuis une dizaine d’années et que j’ai désormais décidé de mettre en œuvre en intégrant la nouvelle saison de IONIS 361 au mois de mars 2017. L’idée repose sur la gestion des données personnelles de santé. En effet, chaque individu possède un certain nombre de documents liés à sa santé dans des hôpitaux, des cliniques ou chez son médecin généraliste, mais aussi chez lui, comme des ordonnances, un carnet de santé, des radios, etc. Or, en cas de nécessité, il est rare que l’individu ait en sa possession le bon document demandé au moment opportun, certains documents pouvant même être perdus au fil du temps. Voilà où intervient Capital Santé, qui propose d’intégrer directement dans une application smartphone ses informations de santé et d’offrir un ensemble de services liés à ces données.

Où en est le projet aujourd’hui ? 
Depuis mon arrivée au sein de l’incubateur, je travaille à la validation et la conception de ce projet et les choses avancent rapidement. J’étudie le business model, affine la cible susceptible d’être intéressée par le concept et développe en parallèle le Minimum Viable Product (MVP), soit le premier jet applicatif permettant de démontrer concrètement l’apport de cette solution.

C’est ce dernier point qui vous a amené à lancer un défi aux étudiants de 1re année de Prep’ETNA ?
Effectivement. Tout est parti d’Alexandre Lacour, mon mentor à IONIS 361, qui m’a proposé de prendre contact avec l’école pour challenger les étudiants lors d’un Code Camp durant une quinzaine de jours. Je suis donc venu pitcher mon concept avec un cahier des charges embryonnaire de mon application à une cinquantaine d’étudiants présents, en concurrence avec d’autres projets. Le but ? Leur demander de réaliser les premiers écrans applicatifs des services que j’imagine. À la fin de la journée, j’ai eu l’agréable surprise de voir que quatre équipes avaient choisi de travailler sur mon projet. J’étais satisfait d’avoir en face de moi des étudiants motivés ayant opté pour ce défi en raison d’un cahier des charges qu’ils jugeaient très complet. D’ailleurs, ils ne m’ont pas posé beaucoup de questions sur les développements à réaliser durant les quinze jours du Code Camp. Sur le coup, cela m’a étonné, mais en assistant aux soutenances, j’ai compris qu’ils n’en avaient pas eu besoin. L’une des équipes m’a d’ailleurs particulièrement impressionné : non seulement elle a respecté le cahier des charges et livré un prototype fonctionnel, mais elle s’est montrée force de propositions !

Cette première collaboration avec l’école est donc une réussite à vos yeux ?
Oui. D’ailleurs, l’expérience s’est tellement bien passée que j’ai décidé de prendre part à un autre Code Camp, cette fois-ci avec des étudiants de la 2e année de Prep’ETNA, ces derniers travaillant en ce moment sur une partie plus spécifique du projet. Et qui sait : peut-être que, dans un futur proche, Capital Santé sera en mesure d’accueillir des Prep’ETNA en stage !