CES 2019 – Comment l’exploiter ?

 

CES 2019 – Comment l’exploiter ?

La grande messe des nouvelles technologies a fermé ses portes après 5 jours particulièrement intenses. Cette année, la France est la nation la plus représentée avec près de 400 start-ups, à la recherche de contacts d’investisseurs, d’industriels ou de futurs clients.

Maintenant l’adrénaline retombée, une dernière question se pose : comment exploiter au maximum un événement d’une telle envergure ? Les conseils de nos start-ups Spotyride, Kosmos Smart Helmets, Adilson et Mileswap :

           1.Préparation – Préparation – Préparation

Equipe – Spotyride

Le mot d’ordre est clair, la préparation est clef pour réussir son CES, et ce, à tous les niveaux. Outre le casse –tête logistique qu’est l’organisation de ce salon, quelques points de préparation indispensables ont été soulevés :

« On peut se faire déborder par l’ogre qu’est le CES, il faut mettre en place une stratégie claire avant de s’y rendre : pourquoi on y va ? qu’est-ce que je recherche ? quelles sont mes priorités (investisseurs, partenaires, développement commercial) ? » nous explique Marco Mignani, co-fondateur de Mileswap.

C’est cette stratégie qui permettra l’élaboration de votre communication sur place : pitch et visuels se doivent d’être impeccables et traduits sans erreur ! « Dans un environnement majoritairement dédié à l’innovation produit, il est plus compliqué d’attirer l’attention avec une solution digitale : le visuel est primordial et doit attirer l’œil et la curiosité » insiste Sophie Sirech, co-fondatrice de Spotyride. Mais attention, « Le show se fait dans les tripes, il faut montrer qu’on en veut ! Rien ne sert de dépenser des sommes folles en goodies si votre pitch est mauvais » souligne Kevin Ravi, co-fondateur de Kosmos Smart Helmets.

Se protéger contre le vol de data et s’assurer de la protection de son prototype ou de sa solution est également un indispensable ! « Une bonne protection de la propriété intellectuelle de son projet est absolument nécessaire. Il n’est pas rare de voir des gens prendre des photos indiscrètes et filer en courant ! » nous raconte Kevin Ravi. « Nous avons fait le choix de dédier des équipements informatiques « vides » pour le CES, et en aucun cas des équipements utilisés par nos professionnels. Nous avons également adressé le sujet de l’extension de la PI à l’Europe et les USA » ajoute Sophie Sirech.

« Le CES, c’est six mois de préparation pour en profiter pleinement pendant, mais surtout après » conclut Adil Achibane, fondateur de la société Adilson

           2. Une relation de long terme

« Le CES est un marathon et pas un sprint » – Marco Mignani

L’événement est fini, les équipes fatiguées et la trésorerie en a pris un coup. Il est donc temps de lancer la deuxième phase du CES : l’exploitation !

Kevin Ravi – KSH

Première étape ? Exploiter les contacts pertinents et ne pas se perdre de vue. « Nous allons relancer très rapidement les contacts que nous avons eu pour des partenariats » explique Sophie Sirech. Rappeler le contexte de rencontre, prendre contact avec un discours pertinent, apporter des réponses aux questions laissées en suspens et ouvrir vers de nouvelles étapes : il vous faut recréer le lien et rappeler l’intérêt de votre business et d’une collaboration !

« Nous avons pu rencontrer de futurs prospects très intéressés par notre produit et prêts à aller plus loin : nous allons capitaliser sur l’effet CES. Il faut parfois sortir de France pour être reconnu…en France !» ajoute Adil Achibane.

 

Deuxième étape ? Enclencher une stratégie RP cohérente. « Nous avons l’opportunité de travailler avec une agence de relations presse en amont et en aval du CES : les résultats sont déjà impressionnants ! » – Sophie Sirech. Une bonne stratégie RP, adaptée à votre marché et votre roadmap, permet de gagner en notoriété et de se faire une place dans le monde ultra-concurrentiel de l’innovation de produits ou de services. L’occasion également d’annoncer ses bons résultats :   « Nous souhaitons exploiter notre présence au CES pour annoncer officiellement notre partenariat avec la MAIF » nous dit Marco Mignani

Equipe – Mileswap

Dans le cas d’une startup dont la solution n’est pas commercialisée ? Ici s’engage le difficile exercice d’équilibriste entre l’effet d’annonce et le besoin d’animer sa communauté sur le long terme. « Nous avons contacté des médias, mais pas trop : le but n’est pas de faire l’effet d’une bulle ! Nous voulons construire notre communauté progressivement pour établir une relation de confiance jusqu’à notre commercialisation » explique Kevin Ravi.

Et pour aller plus loin ? L’idée de recruter ou d’externaliser une partie du développement international peut être très pertinente si la société est déjà prête à se lancer : « Concernant les USA, nous allons mettre en place un plan d’action dédié, qui sera mené par une freelance américaine » – Sophie Sirech

      3.Un dernier conseil ?

Malgré une intense préparation, une stratégie bien ficelée et beaucoup de travail, des surprises arrivent toujours. Les derniers conseils de nos entrepreneurs :

« Etre assez nombreux pour assurer ! Prévoir d’être à minima 3 voir 4 personnes sur le stand, si possible avec un(e) local(e) pour gagner en crédibilité »-Sophie Sirech. Si les coûts du voyage augmentent, normalement, les résultats feront de même.

Adil Achibane – Adilson

« Votre budget : vous le dépasserez quoi qu’il arrive ! Mais ça vaut le coup, nous avons validé notre produit et même découvert de nouveaux marchés que nous n’avions pas encore identifié » – Adil Achibane.

Face à un événement d’une telle envergure et au nombre considérable d’acteurs présents, Kevin Ravi  nous explique qu’il faut « être ambitieux et ne pas avoir peur de voir grand ! Malgré nos un an d’existence, nous n’avons pas fait pâle figure face à nos concurrents – certains sont même venus nous féliciter ! » -Kevin Ravi.

« Si l’opportunité se présente – ne pas hésiter ! » conclut Marco Mignani